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CAGNOTTE ACTUELLE DU COLLECTIF :
7842 EUROS





Jan
10th
Sun
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LAURENT GAGNIER : PORTRAIT D’UN FOOTBALLEUR ATYPIQUE

(cette interview est fictive et son ton est parodique.
Détendez-vous, vous êtes sur Le Petit Chamois)

LAURENT GAGNIER : PORTRAIT D’UN FOOTBALLEUR ATYPIQUE

Par Sébastienne Touseul du journal  La Picardie indépendante .

On l’avait laissé rayonnant au crépuscule d’un été amiénois caniculaire, chevelure au vent (« parce que chacun doit avoir sa liberté d’expression capillaire »). Au cours d’un début de saison remarquable, le Niçois  d’origine avait d’emblée marqué les esprits : meilleur buteur du tournoi Beach foot les mouettes d’Amiens plage, vainqueur du concours de tee-shirt mouillé à la même manifestation et président  émérite du  jury de Miss string (« c’est sûr, je me suis régalé avec les ficelles picardes cet été » glisse-t-il malicieux), rien ne pouvait aller mieux.

On le retrouve aujourd’hui dans un contexte plus délicat, passé d’un statut de titulaire en puissance auteur de quelques réalisations prometteuses à celui de remplacé en cours de match puis à celui de remplaçant tout court.

Rendez-vous est pris à « L’objectif Lune », un bar du centre-ville tendance dont il connaît personnellement le propriétaire. Il  commande deux cocktails aux fruits de la passion (« Je suis accroc depuis l’âge de 16 ans ») avant de me rejoindre.

L’homme n’esquive aucune question et se montre affable. Au premier contact il propose dans un sourire qu’on se tutoie, et me lance en guise de bienvenue un « Alors ce soir, Seb, on mange Chinois ou chez toi ? » qui détend l’atmosphère.

Je commence par les questions qui dérangent. Quid du classement  et de ses sensations actuelles ?

« C’est sûr, on descend de plus en plus, mais j’ai connu pire. Dans certains de mes anciens clubs, on est même tellement descendu que j’ai eu l’impression de devenir spéléologue… ».

Les Chamois ? « Oui, par exemple, mais on a quand même passé de bons moments. Simplement, comme dit le proverbe, on ne peut pas toujours perdre, à un moment, il faut savoir gagner. Moi, j’aime beaucoup les animaux, et l’idée de terminer ma carrière entouré de chèvres me ravissait ».

Tout de même, a-t-il une explication concernant ses 367 blessures officielles au cours de sa dernière année niortaise qui l’ont fait tutoyer le Guinness Book et sur l’infinie patience des dirigeants à son égard ? « En fait, ils n’avaient pas trop le choix. Parce que si ce n’était pas moi, c’était alors Jacuzzi qui jouait. Rom, il était super, mais quand il était sur le pré, à ce moment là, IAAAAARRRRRGGGGHHHH !!!!!!! ». On n’en saura pas plus sur ce fameux « Jacuzze et sa baraque à frites » (?), un rire sarcastique de hyène épileptique concluant le sujet.

Et quand a-t-il réalisé que sa lune de miel en Deux-Sèvres se terminait ? Soudain, il se fait sombre mais affronte courageusement la question. « En fait, quand j’ai appris que les dirigeants avaient pris contact avec Troch, j’ai compris qu’on était allé trop loin, qu’on avait franchi la ligne jaune. C’est vrai, on avait tous déconné, pas mal de monde allait se retrouver au chômage et l’existence même du club était menacée. Mais la sanction était largement disproportionnée et personne ne méritait cela. »

Au moins, a-t-il profité de cette période rose pour s’épanouir ? « Oui, c’est évident. Je ne suis plus ce jeune chien fou qui partait faire du surf à Châtelaillon deux mois d’affilée en avril –mai  avec son poteau Jeff « Appendicite » Rivière. J’ai mûri ». A-t-il pris de l’assurance ? « Bien sûr, enchaîne-t-il, avec  2 ans passés dans la capitale des mutuelles, j’aurais eu tort de me priver. Je suis désormais à MAIF Habitation et à la MAAF pour mon Clio Cabriolet ».

Et qu’a-t-il à dire quand ses détracteurs le raillent, estimant que son déhanché dans les boîtes des alentours est plus au point que son sens du but ? « J’ai toujours eu des tracteurs , ce n’est pas nouveau lance-t-il un brin désabusé. Déjà, dans les Deux-Sèvres j’avais le monde agricole contre moi. Concernant ces histoires de boîtes, faut pas déconner non plus : ce n’est pas parce que j’ai dansé à oilp sur un cube lors de la dernière soirée Alerte au Malibu du Fucking Blue Boy que je suis redevenu un gogo dancer. Mais je ne m’en fais pas, car je sais que dans cette histoire, tout le monde est derrière moi. De toutes façons, ma réponse, je la donnerai sur la piste… enfin sur le terrain » martèle-t-il implacable. Alors, au final, gogo dancer ou gigolo le beau brun ténébreux ? « Ni l’un ni l’autre sourit-il, que les supporters se rassurent, ma période niortaise est belle et bien révolue ».

Au risque d’insister, on lui signale quand même qu’il reste bien souvent un sujet d’étude pour l’infirmerie du club (deux emplois crées depuis son arrivée) et que sa réputation d’homme-porcelaine prend forcément de l’épaisseur.  « Ouais, d’accord, j’ai peut-être abusé à une époque, mais là, vraiment, j’y peux rien. » Il regarde alors à gauche et à droite, puis enchaîne sur un ton un peu gêné quand il est certain que personne ne nous écoute : « En fait, je souffre actuellement d’une torsion des testicules, la faute à un jeu idiot qui fait fureur au club, le Chat-Bite. L’autre jour, Benoît Haaby m’a choppé par derrière dans le vestiaire. Je n’ai rien compris, seulement qu’il fallait que je siffle pour qu’il me lâche. Evidemment, je n’ai pas pu sortir un son, alors je les ai eu grosses comme des melons pendant 48 heures, de quoi faire pâlir de jalousie Pancho Villa et Bernard Tapie réunis. Mais bon, forcément, même si elles ne sont plus violettes, je ressens encore une gêne incontestable sur certains appuis ».

Passons donc. A Bientôt 31 ans, la reconversion approche, inéluctablement. Il me confie que plusieurs pistes ont été étudiées par son agent. L’une d’elle conduisait au JCR (Jokari Club de Rorthais). L’autre menait à Mazière-en-Gâtine. Plus précisément au club des allumeurs de pets, pour un projet qui « allait faire du bruit ». Mais dans cette discipline, le respect des règles de sécurité demeure drastique, alors difficile de faire carrière quand on a toujours un pet de travers…

Qu’importe, il ne va pas s’arrêter à des détails. Alors on lui prête des envies d’ailleurs. Son nom a été murmuré du côté de Palavas-les Flots, de La Baule et des Sables d’Olonne. Plus étonnant, certains bruits de couloirs l’envoient même en Grèce, sur l’île de Pédos exactement. Il ne dément pas. La culture locale l’attire et il n’aurait pas été insensible aux études d’un certain Chacmool sur le thème « Les Grecs ont-ils inventé le rétroviseur ? ». « Oui, je suis ouvert à d’autres cultures, et mon but premier reste d’élargir le cercle de mes amis » conclue-t-il fièrement.

Le surfer-footballeur picard ne s’interdit donc rien, même les expériences les plus étonnantes. Le titre d’Espadrille d’argent du championnat local lui tend les bras. Une fois encore, il renaît là où on ne l’attendait plus.

Qu’importe sa réputation de canonnier à courte portée et son parcours à décoiffer mieux gominé que lui : ici ou là, Laurent Gagnier n’a donc pas fini de nous surprendre…

[ Thierry Lhermitte ]

Sep
14th
Mon
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CHAMOIS, TON NOUVEAU MAILLOT EST LA !



Crédit photo http://www.facebook.com/chamoisniortais




Le nouveau maillot des Chamois pour la saison 2009-2010 est arrivé, ce sera celui-là (mais avec les sponsors actuels).

Il faut savoir qu’il est “historique”, il a été porté dans les années 50/60.

[ Baptiste ]

Sep
13th
Sun
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RED STAR - CHAMOIS : LE DOUBLE RESUME


crédit photo Jacques Martin

PREMIERE COUCHE _


Dans un stade d’un autre temps (début du 20ème) les Chamois ont trébuché devant une équipe du Red Star qui a joué à fond sa chance avec un niveau de jeu et surtout d’engagement qui ne correspondaient pas avec leur place au classement.

En 1ère mi-temps les franciliens imprimaient leur rythme avec un engagement de tout instant, jugulant les constructions niortaises qui étaient imprécises et souvent trop précipitées. La technique était certes côté niortais mais le physique et l’engagement côté Red star. Et ce qui devait arriver, se produisit, non sans mérite sur un bon décalage les locaux ouvraient le score à la 23ème minute.

En seconde mi-temps, les Chamois ont monopolisé plus le ballon et se sont procurés quelques actions dangereuses notamment en fin de rencontre (avec entre autres deux parades du portier francilien et plusieurs situations chaudes devant le but). Le Red Star procédait pendant cette période en contre et a même obtenu un penalty sur une faute de Camara. Penalty arrêté en deux temps par Aubeneau.
Dommage que la mise en route de la machine niortaise ne soit intervenue qu’en 2ème mi-temps.

DEUXIEME COUCHE _

Après une entame intéressante des Chamois avec quelques actions en triangle à une touche et de bons décalages qui provoquent des situations dangereuses, sans que l’on puisse parler d’occasions franches, les Chamois vont ensuite rapidement déjouer tout au long de cette première mi-temps.

La faute à des Audoniens très combatifs, athlétiques, pleins d’envie et gagnant les duels, parvenant finalement à bien lire notre jeu.

Les approximations des Chamois dans le jeu - malgré le souci constant de faire courir le ballon, de construire et de jouer à terre -, des replacements incertains, alliés à la pression du Red Star, quoique désordonnée et se matérialisant par de nombreux corners, finissaient par nous faire craquer.

Ce scénario ne changera pas après le but.

A la mi-temps, Niort n’avait tiré qu’une seule fois au but (non cadré) par Diaw sur un coup franc excentré (peut-être s’agissait-il d’ailleurs d’un centre manqué).

La seconde mi-temps sera différente et dominée par les Niortais, le Red Star ayant clairement décidé également de défendre et de procéder par contres.

Comme souvent dans ce type de cas, ça passe où ça casse.

Si l’on a eu quelques occases franches (la plus belle manquée par Diaw esseulé aux 6 mètres dont la tête va directement dans les bras du gardien), on a frisé à quelques reprises la correctionnelle sur des contres vendangés, dont le pénalty.

En résumé, le Red Star n’a pas volé sa victoire même si, au vu de la seconde mi-temps, on aurait sûrement mérité de ramener les 2 points.

Voilà le match piège caricatural de ce qui nous attend cette année, en plus avec notre pancarte de favori dans le dos.

Au vu des résultats de la journée, ce groupe C est homogène et tout le monde peut visiblement battre tout le monde.

En attendant le résultat d’Aurillac au Mans, il n’y a d’ailleurs plus d’invaincus.

Il faudra savoir être régulier et performant à domicile.

Enfin, même si les Chamois ont manqué leur première mi-temps, j’ai trouvé le projet de jeu développé cohérent, ambitieux et intéressant.

L’état d’esprit semble effectivement être là également.

Mais aucun relâchement n’est possible.

Petite piqure de rappel pour rebondir dès samedi prochain, j’espère.

Allez Chamois !

[ Blood20 puis sg ]

Aug
14th
Fri
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LE RETOUR DU PLAISIR

J’y étais !

Où ça ?

Au match contre Bordeaux B.
Loin de tirer des enseignements définitifs et en l’absence de données fiables sur la qualité de cette équipe de Bordeaux (même si on l’a vu très bien jouer au ballon), une chose fondamentale a heurté mon esprit : notre équipe a une âme.



J’ignore si nous serons, comme nous le rêvons tous en secret, au sommet du CFA à la fin de cette saison mais les Chamois 2009-2010 ont déjà un autre visage : celui d’une bande de potes, celui de la solidarité entre joueurs, celui d’un retour du sourire sur les visages.

Evidemment qu’une victoire 3 à 0 est également un bon moyen de voir la vie en bleu mais au delà du résultat brut, le terrain a affirmé qu’une nouvelle dynamique était en train de naître, que la roue qui tournait désespérément dans le sens de la banqueroute depuis plusieurs années semblait s’être arrêtée sur la case CFA pour repartir dans le bon sens.

Je n’ai jamais été un optimiste béat mais je suis très heureux de voir que nous allons retrouver une chose qui nous a tant manqué :

LE PLAISIR.

[ Baptiste ]

Aug
9th
Sun
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UNE PREMIERE SORTIE OFFENSIVE

Ca y est. On a les deux pieds dedans ! Le championnat de CFA est ouvert. En guise de hors d’œuvre, les Chamois accueillent Bordeaux, une équipe bis, un jeune cru emmené par le duo Battiston-Trésor.

Derrière cette brève introduction, beaucoup d’inconnus sur :

-nous-mêmes… :

L’équipe a été plutôt séduisante lors des 5 amicaux qui ont égrené le calendrier du mois de juillet (3 victoires logiques peu contestées, un nul prolixe montrant de biens précieux ressources et une défaite implacable pour un groupe aux deux visages). Le recrutement s’est attaché à remplacer les partants de National sur des postes stratégiques, ignorant un secteur offensif pourtant clairsemé. Le groupe est restreint avec 17 ou 18 unités mais pourrait évoluer numériquement au gré des circonstances de la compétition – dixit Gastien Père. Au rayon des fidèles, deux absents de taille : Gastien junior miné par une blessure et en cours de rééducation, Camara qui traîne ses matchs de suspension comme un vieux boulet de la précédente saison.

-notre adversaire… :

Ce discours va revenir chaque semaine. Championnat méconnu, adversaires ignorés. La singularité de ce premier rendez-vous, c’est la venue d’une réserve de club pro, des jeunes têtes parfois entourés des bannis des bancs de Ligue 1 venus faire une pige à l’ombre, dans des stades qui sonnent creux aux ambiances champêtres. Un groupe hétéroclite, une équipe patchwork capable du tout ou du rien.

17h55, les deux équipes pénètrent dans la chaleur surchauffée d’une journée d’août. Ca pique sec sous la toiture des pesages. Mon voisin arbore la dernière casquette dans le vent, la carte orange en carton mâché, d’abonné à la main. La fête peut commencer. La chambrée est bonne sans promiscuité avérée. J’ai croisé les deux cornes de Chamy, la mascotte officielle, qui se fait déjà des amis avec friandises acidulées et fanions frangés bleus et blancs. Même le speaker a changé. Plus de moustache, les cheveux poivre et sel sont devenus blancs comme neige en l’espace de quelques mois et puis l’allure est différente. Même la voix a mu. Finies les annonces glorifiées de la fête du Pain à Epannes ou du concours d’engloutissement de melons à Oiron. Voix monocorde, discours tournant à l’essentiel d’une compo d’équipe. Ah si, un discours emprunt de trémolos dans la voix lors du souvenir de Patrice Coué, parti trop tôt un 26 juin 2009 de la grande famille des chamois. Le silence d’une minute se montrera très solennel. Salut Michel et bonjour Guy. Renouveau, renouveau…

Tiens niveau composition, c’est le duplicata de l’équipe à Courlay. Aubeneau, Letzelter, Konaté, Tourenne et Guignery derrière, Bacle et Durand dans l’entrejeu, Diaw et Jamin dans les couloirs et Gonzalez – Hébras, la paire de choc offensive pour déboucher les jeunes bouteilles girondines.

Un peu comme le speaker, allons à l’essentiel…

Le match, pour résumer, c’est quoi ?

  • Une demi-heure de domination territoriale sans partage des hommes de Battiston. Niort timoré ou mis sous l’éteignoir de la jeune classe bordelaise ? A mon sens, sans doute un peu des deux. Dans ces 30 minutes, deux uniques exceptions assimilées à des coups de pieds arrêtés sans lendemain. Les n°2 et 11 ont miné notre côté gauche pendant tout ce temps. Guignery a manqué le bon premier geste et s’est retrouvé à la ramasse ensuite entre les deux « dockers » black girondins. Quant à Tourenne, derrière l’expérience, les jambes du corail niortais ne pouvaient suivre le tgv bordelais lancé à pleine allure. Bordeaux l’a compris et déséquilibre volontairement son système de jeu sur le maillon faible initial de l’équipe niortaise sans réelle sueur toutefois pour Aubeneau à l’arrivée.

Alors que faire ? Sans doute remettre le pied sur le ballon et éviter de se noyer dans un océan d’attentisme.

  • Une leçon d’efficacité dictée en 3 minutes :

Le troisième coup de pied arrêté niortais va faire mouche. Diaw toujours à la baguette des coups francs et des corners maison distille le bon ballon. Celui qui met une défense en péril, casse l’assurance d’un gardien serein. Farnolle jauge mal la situation à l’inverse de Gonzalez nommé renard d’un soir. Arnaud prolonge astucieusement le cuir au second poteau dans l’espace du but et rappelle aux jeunots que ce n’est pas à un vieux singe qu’on donne la leçon. Définition parfaite d’un hold-up bien monté et d’une ouverture du score contre le cours du jeu. Niort mène 1 à 0 sans avoir vraiment mouillé le maillot. Bordeaux noie sa déception dans une action que l’on pourrait qualifier d’erreur d’appréciation défensive. Jeune, fougue…et naïveté.

A vrai dire, le déblocage du compteur a mis les esprits en émoi et les gambettes en action. Niort entre vraiment dans son championnat et commence à oser ce qu’elle n’avait pas réussi à faire au lancement de la partie sous le coup de sifflet initial de M. Kanoute. A vrai dire aussi, la défense girondine n’a pas soigné son errement initial et se remet directement à la faute lorsque Jamin s’engouffre dans son dos pour placer une deuxième banderille victorieuse dans un angle très fermé. Les jeunes bordelais prennent un second coup de chaleur dont ils ne se remettront pas. Les Chamois marquent ce but si précieux du break dans l’aspiration immédiate du premier coup de couteau. Gonzalez, Jamin, voilà donc les deux premiers buteurs niortais version CFA.

Et puis, à l’orée du dernier quart d’heure, on assiste même au quasi emballage final lorsque Jamin exécute le centre parfait pour un Hébras isolé au milieu d’une défense aux abois. Hélas, le petit détail de cadrage fuit la tête de l’attaquant niortais. Au grand soulagement du portier Farnolle. Je m’étais levé trop vite, mon voisin, lui, gardait la tête froide sous sa grande visière.

Le chronomètre fait défiler les dernières minutes d’une première période finalement agréable à suivre. Une dure leçon de football pour des Bordelais pourtant talentueux mais pris au piège d’une jeunesse sans doute trop spectatrice sur les coups de pieds arrêtés qui s’est étiolée par la suite. Mais attention à une bête blessée. Côté niortais, c’est la joie des buts, de l’opportunisme de façade bien aidé par la largesse girondine qui a mis en selle la bande à Gastien.

La pause rafraîchissement est la bienvenue. Pour Chamy, c’est le bleu de chauffe pour les photos souvenir des petits et des grands : côté pile un flocage « Nouvelle République », côté pile un n°25, raccourci historique des années « Boinot ».

  • Le coup de grâce au retour des vestiaires

Pas de changements observés pour ce début de second acte. Niort entame très bien ce retour au jeu. Bordeaux a décidément pris un gros coup sur la tête. L’action du troisième but en est l’illustration. Alors qu’aucun danger ne semble prédisposer la défense girondine à commettre l’erreur, la 50’ sonne la mort de tout espoir. La totale mésentente de deux défenseurs envoie Gonzalez au paradis oublié du doublé grâce à ce face-à-face conclu à bouts portants. Les joueurs savourent. Le public applaudit chaudement cette belle leçon offensive après deux années de disettes et de frustrations.

  • Le tempo terminal

Les dés sont jetés. Niort gère relativement tranquillement le reste de la seconde mi-temps et gère aussi ses hommes - Bustreau, Lugier et Marti viennent suppléer Diaw, Bacle et Gonzalez, artisans à part entière du succès chamois. Bordeaux sauve ce qui peut l’être, une cage préservée d’une addition de fin de match trop lourde et le petit souci de sortir la tête un peu plus haute avec un but. Saivet s’emploie à solliciter grandement le portier niortais mais sa frappe lourde et limpide est enrayée par les deux poings bien fermes d’Aubeneau. Quant à Lasne, il tutoie le ciel sur une frappe bien trop enveloppée. Reste la partie de billard finale pour adoucir la défaite et éviter la bulle de la première interro. Rien à faire, entre Aubeneau et Letzelter toujours fidèles au poste, la vista a choisi bel et bien son camp en cette soirée d’août pour offrir le sésame des quatre premiers points aux chamois.

Niort a pris le bon wagon. La carburation de début de rencontre reste à améliorer, les interventions défensives manquent parfois d’à propos. Les réglages dans certains faits de jeu doivent être « graissés ». Mais n’est-ce pas le lot de toutes les équipes en début de saison ? Ce rôdage constitue le virage habituel des débuts de saison. Souhaitons que cette première offre un exemple de travail intéressant pour la suite et mette le wagon niortais sur les bons rails à bonne allure. Hier était un jour bien accompli où plânait un bon air de cohésion, de solidarité et d’effort collectif du « bien faire ». Cette équipe semble tendre dans le même sens. Prochain rendez-vous sur la carte de France du groupe C de CFA aux Herbiers. Un p’tit voyage pour un maximum de profit ? Allez Chamois !!!

[ Le Chroniqueur ]