Le Petit Chamois : la gazette des Chamois Niortais

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    L'équipe du Petit Chamois Saison V :
    Baptiste
    Le Chroniqueur
    David (12-14 Niort)

    Crédit photo
    MARIE DELAGE


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    DUEL BLEU - 19

    Calcul des points s’appuyant sur le grand Loto sportif du Forum
    3 pts par bon résultat (Victoire, Nul ou Défaite) avec 1 point de bonus en cas de bon différentiel de buts et 1 dernier point de bonus en cas de score correct (« le Perfect »).


    EDIT / LE RESULTAT !
    19 à 9, Arnaud champion d’automne !

    Sans encore égaler l’ami Ricaud, Arnaud Gonzalez est dans une forme étincelante et commence à viser la première place ! Il est champion d’automne et passera les fêtes dans son fauteuil de prince du Duel Bleu ! 
     

    [ David, des 
    12-14 Niort ]

    DUEL BLEU - 18

    Et hop ! Le tenant du titre défie Fred BONG ! Un duel qui va faire bim bam !

    Calcul des points s’appuyant sur le grand Loto sportif du Forum
    3 pts par bon résultat (Victoire, Nul ou Défaite) avec 1 point de bonus en cas de bon différentiel de buts et 1 dernier point de bonus en cas de score correct (« le Perfect »).


    EDIT / LE RESULTAT !
    18 à 13, Arnaud continue.

    Mine de rien, notre goléador 2011/2012 est en forme aussi du côté des pronos. Nouvelle victoire avec le record de “Juju” Ricaud en point de mire. 
     

    [ David, des 12-14 Niort ]

    ORLEANS - CHAMOIS : UN LEADERSHIP A DEFENDRE

    Il y a des soirs où tout sourit, des soirs dont on ne voudrait pas voir le bout, des soirs où l’on aimerait disposer d’une pause sur l’histoire du temps qui court. Assurément, ce soir du 26 novembre où Niort a planté ses 4 belles banderilles sur le dos de Bayonne, dans son arène de René Gaillard, se classe dans la catégorie des moments forts d’une saison. Les deux mi-temps ont été passionnantes, le début de la 3ème aussi, à l’heure des « salutations ». A grands coups de feu d’artifice offensif, les chamois se sont mis aisément en poche le public depuis 9 sorties maison, à peine écornées par une défaite non capitale face au Paris FC. Jeu et buts, les deux ingrédients majeurs pour séduire et attirer du monde. Personne ne s’y trompe, surtout après des années de disette. Ce 26 novembre n’a donc pas dérogé à la règle, à quelques signes près. Mon voisin du dessus est sorti de son mutisme et de son verbe d’exigence pour enfin saluer le travail des chamois en brandissant son écharpe bleu et blanche. Les Chamois eux-mêmes, un tantinet discrets et peu démonstratifs dans le registre des remerciements, sont restés plus longtemps que d’accoutumée sur le champ de bataille souillé de sang basque pour haranguer leur 12ème homme. Je n’ai pas vu d’absent hormis ceux qui tutoient encore les salles d’infirmerie. Un 12ème homme et des joueurs unis comme un seul homme en communion pour savourer la victoire et rêver doucettement à une autre ascension.

    Il y a des soirs où tout sourit, des soirs où un bonheur n’arrive jamais seul. Dans les Vosges, à la Colombière, quatre lumières brillent aussi dans la nuit. Epinal a débuté le travail une demi-heure après Niort, face à Orléans. Les guêpes donnent du fil à retordre aux hommes des bois mais c’est bien Jahier qui marque pour les locaux. Le leader tient le coup et s’accroche courageusement aux accoudoirs de son fauteuil. A Niort, les pylônes se sont éteints. Les chamois ont tiré un trait d’or sur leur soirée. Reste le dessert et la cerise sur le gâteau. Insu vient d’égaliser à l’orléanaise. Il reste une demi-heure. Niort a un pied sur la première marche. Et puis deux bientôt. Insu réalise le doublé. Lefaix corse l’addition dans les arrêts de jeu. Le destin vosgien devient obscur. Les guêpes ont fait leur nid dans le 88. Niort est premier de la classe pour un soir. Il y a vraiment des soirs où tout sourit.


    Ce soir est un autre soir. Niort débarque en leader éphémère. Gastien ne sera pas passé dans son discours d’avant-match à côté du slogan « ne pas prendre l’eau à la Source » pour un statut à défendre. Niort et Orléans étant les deux meilleures défenses de la poule, on l’a rabâché toute la semaine. Cela fera toujours plaisir à Bong passé d’incertain à pleinement opérationnel. Manquerait plus qu’il nous distille une passe décisive millimétrée pour Glombard.     Si, c’est possible. L’USO (Union Sportive Orléans) dans son jardin, ronronne quelque peu et accumule 3 matchs nuls et une défaite sur son gazon. Les filets n’ont pas beaucoup tremblé et le public tarde à se passionner. Orléans est resté en retrait. Mais depuis un mois, les joueurs de Lachuer ont renoué avec une série positive, auréolée par ce coup d’éclat « médiatique » chez le leader. Un nouvel adversaire entre dans la danse, un outsider à reconsidérer.

    J’ai un souvenir précis d’Orléans, celui de la D2 et des années 80, une décade où le foot se posait moins de questions. Cette année-là, mon père me traîne encore désespérément au stade, à la recherche d’un talent qu’il ne trouvera finalement jamais en moi. Un samedi soir en plein week-end, du haut de ma tendre adolescence, j’suis plus adepte de l’eau précieuse et des sorties en 103 SP. Bizarrement, ce soir-là, j’avais pu approcher les joueurs à la sortie du tunnel. Niort avec perdu ses portes-drapeaux de D1 et mon père maugréait encore ces tenues sang et or qui rappelaient à chacun les tons d’un poison maudit. Orléans n’y était pour rien. Ce soir-là, les chamois n’avaient pu faire mieux qu’un match nul (1-1) face à d’autres sang et or, Orléans et ses Langers, Solomenko, Zambelli, ou plus tôt Léopoldès, Germain, Berdoll, Stéphan ou Chiesa qui ont longtemps joué les outsiders en D2, un peu comme aujourd’hui un rang plus bas. Mais à Niort, le « spectacle » était ailleurs, en dehors du terrain, avec le limogeage de « papa ». Pas le mien bien sûr, mais de Parizon, celui qui avait veillé patiemment auprès de son troupeau en l’entraînant vers les sommets. Il y a aussi des soirs où rien ne sourit et qui marquent une saison…

    Sur le chemin du retour, mon père m’avait tout raconté en comblant de nombreux trous dans mes connaissances sur les chamois. Orléans avait plutôt bien joué le coup à l’extérieur. Je pensais pourtant que Niort n’en ferait qu’une bouchée. Lorsqu’il m’a compté sa petite histoire de l’USO, je me suis ravisé. Quand « l’Arago » rencontre « l’US », le foot en Loiret n’en est qu’à ses balbutiements. Le mariage des deux clubs propulse en effet Orléans à un rang bien différent. Les résultats acquis dans des infrastructures modernisées ne tardent pas à payer, même si les fidèles convertis à la ferveur du stade de la rue du Moine doivent faire des kilomètres aux portes de la ville pour se mettre du foot sous la dent. L’USO garde ses galons de place forte de D2 et taille son palmarès dans les compétitions de Coupe de France. Celle de 1980 est sans doute la plus significative. Pas tant pour l’échelon obtenu –finale perdue face à Monaco 3-1 – que pour le parcours franchi marche après marche. Lemée en bon capitaine entraine une bande de gosses jusqu’au Parc des Princes. En finale, la marche est trop haute. Monaco rafle sa 3ème coupe. Bruno Germain lui n’a rien oublié : « nous étions une bande de gosses derrière Lemée. C’était l’entrainement au sortir des boites de nuit. La vraie vie. Le foot, en plus, jusqu’au Parc en finale. Puis, la défaite face à Monaco …. ” (source : foot nostalgie). Ce qu’on ne sait ni l’un ni l’autre à ce moment-là, c’est qu’Orléans remettra çà en 1989. La route s’arrêté en ¼ de finale…face à Monaco. La ferveur s’empare du quartier de la Source un tour aller-retour plus tôt face au PSG, piqué à vif par les guêpes. 3 ans plus tard, l’USO a droit lui aussi à sa petite crise financière. L’enterrement du foot pro a lieu dans l’intimité le 5 mars 1992. On entend vraiment plus parler d’Orléans. En 2004, on les retrouve dans le classement de CFA2, puis en CFA l’année suivante, avant l’ascension jusqu’en National l’an passé ponctuée d’une 9ème place confortable et d’une seconde partie de championnat remarquable.

    Sinon, ce soir, imaginons un petit instant « papa » Gastien lancer une accolade à son fiston, conclusion d’une belle soirée sur les bords de la Loire dans le quartier de la Source, histoire de garder le sourire…Vous me suivez ?

    ALLEZ CHAMOIS !

    [ Le Chroniqueur ]

    DUEL BLEU - 17

    Arnaud Gonzalez - Johann Letzelter : nouveau défi  !



    Calcul des points s’appuyant sur le grand Loto sportif du Forum
    3 pts par bon résultat (Victoire, Nul ou Défaite) avec 1 point de bonus en cas de bon différentiel de buts et 1 dernier point de bonus en cas de score correct (« le Perfect »).

    EDIT / LE RESULTAT !
    28 à 18, on ne l’arrête plus !

    C’est la passe de deux pour Nono Gonzalez qui sera donc là en troisième semaine :) 

    [ David, des 12-14 Niort ]

    CHAMOIS – BAYONNE : TOUCHER-COULER L’AVIRON


    Les chamois retrouvent leur championnat ce week-end et accueillent Bayonne à René Gaillard qui ne demande qu’à vibrer au son de la victoire. Il en va d’une place sur le podium à défendre, et voir plus haut qui sait, en cas d’un coup d’arrêt d’Epinal sur ses terres face aux orléanais jamais faciles à manœuvrer.

    Les Bayonnais sont mal en points mais remontent la pente au fil des matchs. Battre le leader spinalien n’avait rien d’une partie de plaisir. L’Aviron l’a pourtant fait et retrouve du coup de l’espoir et des eaux moins turpides pour la suite de son championnat.

    L’Aviron bayonnais : un porteur de destin pour les chamois

    Mardi 30 septembre 2008. Niort rend visite à Bayonne pour la 6ème journée de National. La saison a plutôt mal commencée pour les chamois. La confiance règne malgré tout dans le bus qui traverse les Landes pour rejoindre le pays basque. A 22h00, Troch fait ses comptes. Une défaite 1-0 sur un but de Choplin. Niort rentre bredouille et n’a encore rien montré. Simple accident de parcours à l’extérieur. A cet instant, personne ne devine encore la suite de la saison noire des chamois. Pourtant, le match retour quelques mois après ressemble à une bien drôle de finale. Un duel à 6 points pour sauver sa peau pour les chamois. Une rencontre de la dernière chance pour ne pas sombrer du côté de l’Aviron. Il n’y a malheureusement pas de place pour les deux équipes en National. Niort a gagné pour du beurre ce soir-là, l’une de ses 9 victoires de la saison. Quelques semaines après, le couperet tombe : Niort descend en CFA. Troch n’a pu friser très longtemps sa moustache. Et Gastien, le courageux repreneur d’une équipe en faillite a dû se creuser les méninges pour ramasser des miettes. L’histoire a déroulé son grand roman.

    Samedi 22 janvier 2011. Niort rend visite à Bayonne pour la 23ème journée de National. La saison a plutôt bien commencée pour les chamois qui pointent 8ème. Bayonne sait déjà que son championnat sera compliqué et avance en guerrier match après match. A 22h00, Gastien fait ses comptes. Une défaite 2-1 sur un doublé de Soubervie. Niort rentre bredouille et n’a pas montré grand-chose hormis une domination territoriale stérile en 1ère mi-temps. Simple accident de parcours à l’extérieur. A cet instant, chacun pense que le podium pour remonter en Ligue 2 est encore jouable. Niort finit en roue libre à la 13ème place sans jamais avoir pu retrouver son niveau de l’été et de l’automne. Bayonne n’échappera pas malgré son courage à une maudite 17ème place. Un chiffre qui parle aux chamois.

    Samedi 26 novembre 2011. Niort reçoit Bayonne pour le compte de la 16ème journée de National. La saison a plutôt bien commencée pour les chamois qui pointent 2ème. Bayonne sait déjà que son championnat sera compliqué et avance en guerrier match après match. A 20h00, Gastien fera ses comptes.

    Deux faits d’histoire et une place à part pour Bayonne dans le cœur des niortais. Un porteur de destin sans lendemain. Un mauvais déclic. A l’issue de chaque duel entre Niort et Bayonne, le parcours change brusquement de trajectoire et le chemin calme devient rebondissant. Devrons-nous un jour écrire un troisième fait d’histoire similaire entre Chamois et Bayonnais ? Rendez-vous avec Gastien pour faire les comptes…

    Mais l’histoire retient aussi qu’à Niort, dans le marais poitevin, l’Aviron a toujours connu des avaries, une casse de rame ou une défaillance de pilotes : 4-0 en 2010, 1-0 en 2009, 2-0 en 2005. Ce choc des extrêmes sur le papier peut lui aussi écrire un 4ème refrain.

    L’Aviron, pour la petite histoire

    Aviron par-ci, Aviron par là. Le Pays Basque, une terre d’élection pour le double de pointe ou le 8 avec barreur ? Pas vraiment. En 1904 pourtant, quelques bons copains fans de la discipline créent un club baptisé dans l’eau de la Nive du nom d’Aviron bayonnais. Les gars en ont marre de ramer dans la base nautique. Le problème, c’est l’hiver. Pas question de mettre un orteil dans l’eau. Du coup, la bizarrerie les pousse à s’inscrire au club de rugby local pour s’occuper en morte saison. Le club omnisport délivre ses fondations. La section rugby (1907) puis la section foot (1930) s’intègrent à l’Aviron bayonnais. L’Aviron s’est construit sur une alliance, un peu comme aujourd’hui lorsqu’ovalie et ballon rond roulent ensemble aux 4 coins de Bayonne, à Deschamps et à Dauger. Demain, côté niortais, on verrait d’un bon œil une victoire du rugby bayonnais, et une petite défaite de son voisin du foot.

    [ Le Chroniqueur ]