
Notre goléador 2011/2012 ^^ s’attaque au champion tout frais !
Calcul des points s’appuyant sur le grand Loto sportif du Forum
3 pts par bon résultat (Victoire, Nul ou Défaite) avec 1 point de bonus en cas de bon différentiel de buts et 1 dernier point de bonus en cas de score correct (« le Perfect »).
EDIT / LE RESULTAT !
14 à 6, un petit tour et puis s’en va !
AZZO n’aura pas fait de vieux os : Arnaud Gonzalez prend la main avec autorité en l’emportant 14 à 6.
[ David, des 12-14 Niort ]

Félicitations au Champion, Julien RICAUD, qui vient d’être nouveau papa ! Voila qui ne l’empêchera pas de défier notre Azzo national ! La jeunesse contre l’expérience.
Calcul des points s’appuyant sur le grand Loto sportif du Forum
3 pts par bon résultat (Victoire, Nul ou Défaite) avec 1 point de bonus en cas de bon différentiel de buts et 1 dernier point de bonus en cas de score correct (« le Perfect »).
EDIT / LE RESULTAT !
15 à 5. Azzo prend la main !
Est-ce le fait du bonheur d’avoir été papa ou la simple fin de série d’un Champion aux 6 victoires consécutives mais Julien RICAUD a explosé en vol face a talentueux Franck AZZOPARDI. La main passe !
[ David, des 12-14 Niort ]

Préambule
Si vous croyiez faire un raccourci facile en pensant que la mascotte de Besançon était un bison (de bisontins, les habitants de Besançon), vous vous trompez littéralement. Et si vous pensiez comme moi reconnaître un perroquet au plumage rouge et bleu, couleurs locales, vous avez également tort. Le Petit Chamois est heureux de vous présenter « Racing », la mascotte du BRC, un charmant aigle de deux mètres de haut et d’envergure. Il rend visite à son « copain » Chamy. Coup de sabots contre coup de griffes, le week-end prolongé du 11/11/11, ironie du temps qui passe et hasard du calendrier, s’annonce bestial.
Curiosité de notre calendrier qui nous entraîne déjà vers la 15ème journée de championnat. Les chamois accueillent Besançon. Ah ! Encore un promu à René Gaillard. Martigues, Le Poiré sur Vie, Ajaccio GFCO, Red Star 93, tous encornés par des chamois posés sur leur petit nuage à domicile, à peine trahis par le cumulonimbus du Paris FC qui a douché joueurs et supporters. Chers amis, le réveil doit sonner en ce 11/11/11 pour signer un armistice. Celui qui conclut la fin d’un conflit vieux d’un mois, celui d’une réconciliation avec la Victoire. Depuis deux matchs, le Paris FC audacieux et en phase de reconquête ou la sortie sur écran géant à Epinal pour un duel qui a viré au camouflet sur les bords de la Moselle, Niort fait la guerre à la défaite et a dû malheureusement se résoudre à rendre les armes (défaite 2-0 contre le Paris FC et 2-1 à Epinal). Gastien père a eu beau remobiliser son monde dans les Vosges, les chamois courent après les buts et la victoire. C’est vrai qu’il manque des cartouches, toujours les mêmes, voir même de nouvelles : les Konaté, Durak, Letzelter qui font mouche dans leur registre respectif font défaut. Durand crie son désespoir pour une entorse récupérée à l’entraînement. Jusqu’à présent, il faut faire sans et Niort avait plutôt bien tiré sur les bonnes ficelles en misant sur un collectif rempli de bonnes âmes. Mais cette double défaite toute fraiche réveille les consciences et attise des commentaires en tous genres. Le débat démocratique s’improvise jongleurs d’idées. Quoi de plus normal finalement.
Besançon, scalp idéal ?
Les bisontins vont –ils rejoindre le rang des promus dépouillés à René Gaillard ? Niort n’a fait jusqu’à présent aucun cadeau aux « néo » du National. Et les stats des gars du Doubs à l’extérieur sont moribondes. 2 points pour un bonnet d’âne franchement mérité au classement à l’extérieur. Dans ces mêmes colonnes, lors de l’avant-match du Paris FC, on se glorifiait des mêmes analyses ou presque. Et puis voilà, on a entendu une drôle de mélodie, un son de cloche discordant. Comme l’indiquait papa Gastien au micro de France 3 Lorraine, le foot n’est pas une science exacte. Bien senti. La deuxième meilleure attaque a bien eu du mal à trouver le chemin des filets.
Pourvu en tout cas que les bisontins n’appliquent pas la méthode M’Boma dans l’art de faire déjouer l’adversaire à grand renfort d’un milieu de terrain qui a aspiré nos chamois et brisé son élan créatif.
Le BRC historique : entre calme et remous
Du haut de sa citadelle, le BRC (Besançon Racing Club) contemple plus d’un siècle d’histoire. Le temps arrête sa marche en 1905. Le Racing Club Franc-Comtois Besançon arrive au monde, lointain parent du BRC actuel. Tout se joue loin des terrains, sur le zinc du café de la Bourse, entre deux mokas, dont les terrasses s’étalent sur la grande place de la Révolution, haut lieu du quartier historique de la Boucle et objet des caprices du Doubs qui au hasard de ses crues porte bien mal son nom. Le Racing est porté par une poignée de militaires qui mènent à la baquette et du pied ce grand dessein. Une œuvre sans vague, plutôt discrète, cantonnée à quelques titres de championnat de l’Est dans les années 1910.
La Grande Guerre place l’équipe de foot dans les oubliettes de son histoire. Les militaires sont partis rejoindre le front. Plus personne pour ouvrir les vestiaires. Puis reconstruire ou construire tout court. L’idée géniale d’un stade de « tous les sports » fait son chemin. On l’appelle le Vélodrome dans les papiers. Les anciens eux, de Gibelotte, et il fait une belle place au vélo sur sa piste grisé par le temps qui donne des allures de vertige. Le foot doit partager ses 18 000 sièges. 1936, année du Front Pop. Commencé cette année-là, le stade est inauguré les 8 et 9 juillet 1939 par le ministre de l’éducation Nationale, Léo Lagrange, une figure passée à la postérité partout dans l’hexagone, à l’occasion de la fête de la fédération des sociétés de gymnastique de Franche Comté.
Besançon se vente ville de tous les sports et fait de l’ombrage au slogan contemporain de Niort. Les bisontins sortent de leur tanière et se passionnent de plus en plus pour le ballon rond et les tours de pistes. Un rêve de « cuir ». Sportivement c’est peu glorieux mais c’est la passion qui compte. Nouvelle onde de choc mondiale. On range les vélos et on remet les ballons dans leurs filets. Rendez-vous à la Citadelle sous le feu des bombardements, un lieu sûr garanti par Vauban lui-même, maître dans l’art de la fortification. Le foot bisontin survit aux décombres.
Mieux, il transforme sa section amateur en univers professionnel. Un autre armistice vient d’être signé. Nous sommes en juin 1945. Gianoli en est le premier président. Permettre le rayonnement du foot à Besançon. Tel est son crédo. Ni plus ni moins. Le bonhomme a de l’idée. Tout comme le premier élu de la ville, Jean Minjoz, maire historique de la cité, qui s’assoit couramment à la même table que Blum, Schumann, Monet, Mitterrand ou Faure à propos de l’idée balbutiante d’Europe et qui s’investit pleinement dans les dossiers sportifs de sa ville. Avec de tels soutiens, l’avenir se dessine en Deuxième division. Le Racing s’y stabilise durant plus de 40 ans entre 1945 et 1986. Pas de grands exploits mais une longévité et un club difficile à déraciner.
Et puis l’histoire rattrape le « vieux » club de D2 en 1986. Le dépôt de bilan est inéluctable. Aussi insidieux que les crues du Doubs dans la Boucle. En 1987, un club neuf renaît de ses cendres. On en profite pour lui changer son nom. Désormais, parlons de BRC (Besançon Racing Club). Enfiler le maillot d’amateur et tout reconstruire, voilà la mission. Dur dur au terme d’une si grande stabilité. La digestion est douloureuse. Le BRC rumine son histoire sur les chemins de croix du monde amateur. En 2003, s’ouvre un nouvel horizon. Une saison parfaite en National propulse les franc-comtois en Ligue 2. L’échelon a eu le temps de changer de nom et de look mais le parfum et l’ivresse sont identiques. Faux départ et perte d’espoirs. Le club ne tourne pas rond sportivement et ne peut éviter le retour d’ascenseur. Deux étages en deux ans et un rattrapage in extremis aux branches la saison suivante.
Grâce à un recrutement judicieux, le BRC se redresse petit à petit à partir de 2006. Calais puis les Croix de Savoie lui volent de peu la vedette. Reculer pour mieux sauter de joie. La santé est là. Le club le démontre très vite en s’illustrant sous les yeux du grand public : l’OM dès les 32ème de finale de Coupe de France croit bien y laisser ses espoirs et ne doit son salut qu’à la séance fatidique des tirs aux buts qui penche pour le Vélodrome…méditerranéen. Mieux, du côté du championnat, Besançon décroche enfin son billet sur le terrain pour le National, et à la régulière s’il vous plaît.
Cependant, l’été bisontin qui suit est un été meurtrier. Le mauvais scénario des finances est lourdement sanctionné par les instances compétentes. Le sportif laisse la place aux « affaires ». Et le TA de Besançon envoie les racingmen en CFA en guise de punition. Le spectre d’un nouveau dépôt de bilan se retrouve dans toutes les têtes. Le renouvellement de l’équipe dirigeante et le soutien des collectivités permettent d’échapper à la catastrophe. Le BRC doit se soigner, bien caché dans sa poule de CFA. Pourtant, sportivement, le club se remet très vite sur les rails et obtient à la régulière son ticket pour le National au titre de la saison passée. Le focus sur l’histoire et la visite guidée du haut de la citadelle sont terminés.
Il est temps de boucler les derniers sacs et de monter dans le bus. Direction Niort, pour près de 9 heures de trajet et plus de 600 km à avaler. C’est aussi cela la réalité du National et des clubs aux budgets étriqués. Et croyez-moi, Besançon s’y connaît en affaires financières.
Demain soir, chacun de nous pourrait jouer le rôle d’entraîneur. Le discours d’avant-match est finalement très clair : gagner pour ne pas s’installer dans l’épreuve du doute et faire la paix avec les 3 points. Je laisse quand même la compo à Gastien. Pas facile en ce moment. Faisons le dos rond sans attraper de lumbago à l’approche des fêtes et prêchons ardemment pour la VICTOIRE, demain soir.
[ Le Chroniqueur ]

Voila un duel pas comme les autres !
Après tout, peut-être que Chami, créature fantasmagorique s’il en est, sera le seul capable de vaincre notre Julien, champion des champions ?
Calcul des points s’appuyant sur le grand Loto sportif du Forum
3 pts par bon résultat (Victoire, Nul ou Défaite) avec 1 point de bonus en cas de bon différentiel de buts et 1 dernier point de bonus en cas de score correct (« le Perfect »).
EDIT / LE RESULTAT !
22 à 7… Chami n’a rien pu faire.
Pas plus que ces prédécesseurs, et malgré son poil doux et soyeux, Chami n’a pu que s’incliner face à Juju RICAUD et sa connaissance du National hors pair. 6 victoires et un véritable oeil d’expert !
[ David, des 12-14 Niort ]

Les Chamois n’aiment pas la télé
On le sait depuis des semaines. Niort et Epinal vont passer ce dimanche après-midi à la télé. Ça n’émeut pas « Cruchot », notre fidèle et irréductible voyageur qui n’a que faire des programmes du petit écran. Il prendra la route des Vosges revêtu du maillot chamois, pour son « live » qu’il goûte pleinement lors de chacune de ses pérégrinations. Comme d’habitude.
Pour les autres en revanche, l’évènement est plus inhabituel. Niort à la télé, cela devient aussi rare que le chien komondor ou le requin lutin. Encore plus à l’extérieur. J’offre d’ailleurs une mousse à celui qui me donnera sous 24 heures le dernier match télévisé de Niort hors de ses bases. Que les amoureux du Tuteur ou de Chabada soient indulgents et compréhensifs, leur programme favori reviendra très vite occuper leur grille d’après-midi dominical. Place au foot.
En choisissant ce match, France 3 propose une confrontation entre deux équipes tournées vers l’offensive. Epinal et Niort ont en commun avec le bleu de leur short de posséder les meilleures attaques du championnat. 30 buts pour les vosgiens, 26 pour les deux-sévriens. Le duel entre le leader et le 3ème à un petit point seule soulève toutes les promesses. Reste à voir ce que cela va donner sur les coups de 15h00, ce dimanche.
Seulement voilà, à part un maître coup à l’extérieur arraché chez les Havrais sous odeur de Ligue 2 dont je me souviens très bien et qui m’a valu 3 jours d’immobilisation pour une manifestation débordante de joie, le Niort de la télé n’a jamais vraiment rapporté beaucoup de points. Faut-il y voir un syndrome ou une malédiction ? Un chat noir aurait-il élu domicile dans le petit écran à chaque rencontre des chamois ? Des joueurs seraient-ils passés sous une échelle sans y prêter attention ? Je n’ai pas de statistiques sous la main mais le butin est à coup sûr assez maigre. Dimanche, il sera temps de briser le signe indien et de toucher du bois pour le reste de la saison. Au pays des massifs forestiers, ça devrait le faire !
Le SAS : une histoire en dents de scie…à bois
Epinal non plus ne passe pas souvent à la télé. Et lorsqu’on en parle, c’est plutôt pour évoquer des drames loin des terrains de football. L’affaire Grégory, le violeur de poules, la bête des Vosges, le sanglier radioactif, le loup de Senonges, l’assassinat sans cadavre, la tempête de 1999, les sur irradiés de l’hôpital Jean Monnet. Pourtant, les Vosges c’est joli et il y a pleins de choses à voir et à manger. Son écomusée de l’image (les célèbres images d’Epinal !), ses deux places fortes rive gauche et rive droite de Moselle qui arrose la ville, le jardin des 5 sens dont le nom prête à sourire à côté d’une maison retraite, le géromé ou la cramoillotte (un truc à base de pissenlits qu’on étale sur les tartines) qui s’affichent sur les marchés et ce bois qui se décline partout autour de la ville, véhiculant contes et légendes.
J’ai un copain qui a tourné le dos à notre Marais Poitevin pour s’installer professionnellement dans le 88 du côté des »ballons ». Il m’en vente souvent les attraits. Pas footeux pour un sou et me regardant d’un drôle d’œil devant sa webcam lorsque j’ai évoqué dernièrement le SAS, il m’a quand même parlé de la Colombière, le stade historique des jaunes et bleus où les caméras seront braquées ce week-end. Une enceinte vieille de 45 ans avec ses fameux rondelins, les gradins installés derrière les buts dans les virages.
En 1967, le SAS évoluait en DH. Pour l’inauguration en grandes pompes, on a fait venir le gratin de la Division 1, une affiche, un certain Lyon-Sedan. Les gens étaient venus nombreux et ils ont vu 3 buts (victoire lyonnaise 2-1). Les spinaliens ont pris ensuite possession des lieux pour s’adjuger leur première victoire dans leur nouvel écrin. Le derby n’est pas tombé dans l’eau vitteloise et est revenu aux locaux. Pour l’occasion, on transforme l’eau en champagne. L’histoire est en marche. Une poignée d’années plus tard, les boutons d’or (je n’ai rien inventé hein, c’est comme ça qu’ils se prénomment !) franchissent les divisions et se retrouvent en D2. 1974, un très bon cru. Ils y restent 5 saisons.
Deux autres épisodes suivront par la suite : 3 années de 1990 à 1993 puis 2 autres saisons de 1995 à 1997. Ces années 90 nous sont plus familières. C’est l’époque des Manac’h, Didaux, Di Rocco, Petitjean, Branger, sans oublier nos deux anciens chamois exilés, Algerino et Ouadah passés dans le coin. Le SAS luttera péniblement pour sa survie sur chaque exercice avant de plonger carrément en 1997, année de deuil et de remise à zéro du SAS. 5 longues années d’errance avec un retour timide en CFA 2 en 2003. Le club assure ses arrières et se maintient tranquillement à cet échelon. On est loin de l’âge d’or de la D2 et des exploits en Coupe de France contre l’OM devant un parterre de supporters tous grimés aux couleurs de leurs héros. Par le chemin du petit chaperon rouge, via les quartiers du faubourg d’Ambrail, la foule arrivant des 4 coins des Vosges s’est massée à la Colombière. Une soirée formidable comme le foot sait nous en offrir par moment. Tout comme celle pour se sauver des entrailles de la D2 dans un match à guichets fermés face au stade poitevin, la rencontre de la saison. Depuis l’an dernier on a recommencé à parler de la Lorraine et de sa terre d’élection du foot à travers Epinal. Une saison bien négociée en CFA comme dauphin de Besançon et un grand merci à Grenoble offrant son siège de National à la jeune troupe de Tissot.
Deux figures de style vosgien au chevet du SAS
Raconter le foot spinalien, c’est aussi se souvenir des hommes qui ont marqué de leur sceau le club de façon parfois diverse : celle d’un professionnel joueur et entraîneur et celle d’un passionné de l’extérieur. Derrière le pro, se cache Pierre Pleimelding, fils et frère de footballeur, révélé au LOSC. « Ploum » à la tignasse longue et blonde a fini sa carrière à Epinal en 1986. Comme entraineur, le grand blond aux chaussures noires reste 8 ans. En 1990, il obtient son premier succès en faisant monter le club. Il parvient même à assurer le maintien en D2 pendant 3 ans. Mais comme pour beaucoup de club, le passage à la super D2 en 1993, laisse Epinal sur le carreau… Fin de l’aventure vosgienne.
Celle aussi du passionné de l’extérieur Philippe Séguin, ancien député-maire des Vosges, le SAS au cœur et lâché par ce même cœur un jour de 2010, glissant facilement une allusion sympathique sur son club et sur sa ville à chaque fois qu’on lui en offrait l’occasion. Dans la grande tribune de la Colombière, difficile de passer à côté de sa présence. L’homme venait en passionné comme vous et moi, lâchant son écharpe tricolore pour la jaune et bleu du SAS, à grand élan de poignée de mains tout autour de lui. Aujourd’hui, il reste une plaque commémorative gravé dans le granit des Vosges et une rue qui porte son nom. Epinal lui doit bien ça.
Les spinaliens dans le bon train
Au tiers de la saison, les spinaliens ont déjà fait honneur à leur championnat. Derrière cette place actuelle de leader aussi surprenante puisse-t-elle paraître, se cache un parcours généreux et atypique. Les boutons d’or appuient là où ça fait mal, dans le money time, là où chacun de ses adversaires a cru tenir le bon bout. Une poignée de secondes, les arrêts de jeu. Epinal, c’est la malédiction du pronostiqueur, le chantre du combattant qui lutte ardemment jusqu’au coup de sifflet final sans arrière-pensée. La générosité incarnée du dernier souffle. Et ça marche. Une partie des points du leader tienne aujourd’hui à ces retournements de matchs qui ont fini par s’offrir aux vaillants bûcherons vosgiens toujours d’attaque.
Même si les spinaliens sont rentrés progressivement dans le rang depuis leur manche de tennis (un sport où ils demeurent perfectibles) à Charléty face au Paris FC, ils gardent de beaux restes. Derrière le médiatique Asbabou qui affole le classement des buteurs et le très régulier Chouleur, les vosgiens ont de l’argumentation.
Niort s’attend à une bonne opposition et à la ferveur populaire de la Colombière malgré la retransmission TV du match, véritable tentation pour les pantouflards. Il est simplement dommage que les Chamois ne partent pas à l’assaut des Vosges avec toutes leurs armes. Après Durak, Letzelter et Sankharé, Konaté vient grossir les bancs de l’infirmerie pour une durée calculée en indéterminée. Un dernier mot qui inquiète. Les retours conjugués de Glombard (blessé) de Gonzalez et de Roye (protégés et mis au repos en coupe) redonnent néanmoins un peu le sourire. Et si les chamois s’offraient la passe de trois à l’extérieur, après Créteil et Cherbourg, devant les grâces du petit écran ? Ce serait « sensas » (sans SAS) pour leur image à l’extérieur…et à la télé.
[ Le Chroniqueur ]