Le Petit Chamois : la gazette des Chamois Niortais

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    L'équipe du Petit Chamois Saison V :
    Baptiste
    Le Chroniqueur
    David (12-14 Niort)

    Crédit photo
    MARIE DELAGE



    VOYAGE A MARVILLE

    Alfortville - Niort, 13 novembre 2010



    De retour de Marville, stade situé au milieu de nulle part entre cités, zone industrielle et parc interdépartemental.

    Impossible de trouver du premier coup sans GPS (et encore), tous les niortais et parisiens venus supporter les Chamois ont galéré pour y accéder à des degrés divers.

    Tribune quasiment déserte du côté d’Alfortville (famille et copains des joueurs, on va dire) face à trente, quarante niortais déchaînés dans celle opposée qui ne cesseront de chanter durant tout le match.

    Le temps était à l’unisson du cadre, vent et crachin.

    C’est dans le même registre que se déroulera cette première mi-temps, triste et ennuyeuse, voire mortelle.

    En dépit de dix bonnes premières minutes des Chamois, faites de jeu court en triangle avec décalage sur les côtés, la suite sera totalement insipide, le jeu se cantonnant en milieu de terrain ou s’exprimant par des balles longues improductives de part et d’autre.

    Il faut dire que l’UJA se montrait extrêmement prudente, absolument pas joueuse, n’ayant d’autres recours que de  procéder de manière « aérienne ».

    A la pause, les plus affamés d’entre nous se contenteront de sandwichs au nutella, il n’y avait plus rien d’autres, la déprime guettait.

    La seconde mi-temps allait cependant s’avérer beaucoup plus intéressante.

    Pour ma part, je la scinderai en deux parties : les vingt cinq premières minutes puis les vingt dernières minutes consécutives à l’entrée de Guezoui, notamment.

    Au cours de cette première partie, les Chamois allaient renouer avec ce jeu à terre technique et parfois très inspiré à une ou deux touches de balles qui ouvrent les espaces.

    La meilleure opportunité viendra d’Hébras (sur un centre de Diaw je crois) qui au point de pénalty, seul face au gardien, mais pressé par les deux défenseurs centraux, tirera au-dessus. 

    Les nombreux déboulés de Diaw feront également peser une menace constante sur les locaux et aboutiront à quelques demi-occasions gâchées.

    Il y a eu aussi cette superbe action individuelle de Glombard qui, après avoir effacé tout le monde sur son côté droit, se trouvera en position idéale de centre à la limite de la surface de réparation avec du monde dans la zone de vérité mais qui enverra la balle au troisième poteau.

    Bonne période des Chamois malgré un déficit d’efficacité devenant chronique ces derniers temps, à peine contestée par l’UJA dont les limites affichées en première mi-temps se confirmaient.

    D’évidence, Alfortville ne pouvait créer du danger que par de longs ballons dans la surface, des coups de pieds arrêtés et un coup du sort peut si vite arriver dans ce type de situation.

    Et Guezoui est entré à la place de Glombard.



    Le match a alors perdu en technicité côté Chamois et nous nous sommes mis à jouer plus long avec le déchet que cela implique, surtout par de telles conditions météos (trajectoires déviées par le vent, contrôles compliqués, etc, etc …)

    Je me suis dit à ce moment qu’on y arriverait pas et pire, qu’on risquait de se prendre un but à la con (ce qui a failli arriver avec une remise de la tête en retrait pour Aubeneau, légèrement pris à contrepied sur ce coup mais qui parvient in extremis à éviter le pire).  

    Mais j’avais tort.

    La défense centrale de l’UJA étant ce qu’elle est, Guezoui aura un premier face à face avec le gardien que celui-ci annihilera parfaitement.

    A cinq minutes de la fin, une bourde de la défense centrale amènera un second face à face : Guezoui, seul devant le portier pousse un peu trop son ballon, le gardien sort, notre attaquant est cependant le premier, esquisse un dribble, le gardien est lançé, Guezoui s’écroule, péno.

    Pour moi, la faute est évidente, mais cela ne l’est peut-être pas tant que ça en fait, mais bon.

    Les dernières minutes vont être pénibles : nous reculons et multiplions les fautes et donc les coups France à 30, 40 mètres et les corners contre nous.

    Nous multiplions du même coup classiquement les situations de confusion dans notre surface avec les frayeurs qui vont avec mais ça passe.

    La victoire est poussive ( peut-on employer ce terme quelque part injuste quand on joue à l’extérieur ?) mais méritée et logique.

    Même un nul, qui aurait été un moindre mal, aurait été frustrant.

    Les Chamois étaient supérieurs à leur adversaire du soir.

    Néanmoins, à ne pas concrétiser cette supériorité plus tôt, j’enfonce une porte ouverte, on n’est jamais à l’abri d’un but stupide qui aurait pu changer le match.

    Un match de foot, on le sait, se joue à peu de chose.

    Une saison également.

    Et Azzo nous a avoué ensuite que les 12 prochains jours nous séparant du match de Créteil auraient été durs à vivre dans les têtes si nous avions échoué ce soir.

    [ sg + photos/videos par JH ]