Le Petit Chamois avait dressé un réquisitoire sans concession et, à mes yeux, nécessaire le 31 mai dernier.
A l’aube de notre saison de CFA, sensée être le début d’un renouveau, où en sommes-nous ?
Il est plus honnête de parler maintenant, de survoler les attentes et les craintes de cette saison avant son début que de jouer les inspecteurs des travaux finis lorsqu’une dizaine de matchs seront joués, c’est pour cela que je me mouille.
J’avais évoqué la nécessité absolu de changer les choses, d’amener du sang neuf au club et proposé quatre pistes de réflexion :
Trouver un vrai Président
Si j’aurais préféré que quelqu’un de l’extérieur vienne insuffler une nouvelle dynamique, on ne peut pas reprocher à Joël Coué sa pugnacité à faire repartir le club en CFA. Et le défi était loin d’être gagné. Avec Alain Perlade aux cordons de la bourse, ils ont passé l’épreuve de la DNCG et Joël a enfin choisi d’assumer son statut logique de Président.
Trouver un vrai coach et lui faire confiance
Là aussi, j’ai été clairement opposé à la nomination de Pascal Gastien. Pas du tout au regard de la qualité de l’homme mais parce que ma vision du football (qu’elle soit juste ou erronée) me laissait penser qu’il nous fallait un homme absolument intact mentalement, un homme non marqué par nos deux descentes successives. Quelqu’un qui vienne avec la gagne.
Aujourd’hui Pascal et son équipe sont en place, leur recrutement m’a semblé cohérent et je dois dire que cette solution interne, si elle n’avait pas ma préférence, me semble intéressante.
Il faudra rapidement que notre coach lève les derniers doutes quant à sa capacité à réadapter nos Chamois à la culture de la victoire, car il s’agit avant tout d’un état d’esprit perdu.
J’espère vraiment qu’il en sera capable.
Changer le fonctionnement du centre de formation
Avec la nomination de Pascal Gastien et la perte de notre statut pro, on peut penser que le rapprochement centre de formation / équipe fanion se fera de fait naturellement.
Que les erreurs du passés nous servent à nous reconstruire par la base et non plus à considérer nos jeunes comme un “à coté”.
Faire appel aux anciens Chamois
Même si le retour des vieux de la vieille comme Landais ou Konaté ont pu faire grincer des dents (et les miennes pour commencer), la mission qui consistait à reconstituer un esprit club par le retour de gens qui l’aiment me semble être réussie. Avant tout par la prise en main énergique et motivante de Karim Fradin. L’inconnue restant encore l’implication des jeunes dans cet esprit club. Gageons que le CFA étouffe toute velléité d’égo et remette au goût du jour les notions de travail, de respect et de mérite pour les jeunes formés.
Pour résumer, si cette intersaison n’a pas été exactement comme je l’avais rêvée, si la mise en place d’équipes neuves aux idées neuves n’est malheureusement jamais venue, le virage pris par le club et la nouvelle vision qui nous est proposée pour les années à venir me semble séduisante.
Croisons les doigts pour que Karim Fradin, aujourd’hui manager général (sans oublier tout le staff qui travaille à ses côtés), réussisse son pari et qu’il ait le temps -via les résultats sportifs- de mener à bien sa reconstruction.
N’oublions pas qu’elle passe par le sportif mais également par nos structures. Un travail de titan.
Tous les vrais supporters et les amoureux du club, meurtris par les deux dernières saisons, doivent encore y rêver et le petit collectif LNC constitué pierre à pierre ici-même ne sera que l’expression de ce nouvel élan : continuer à donner une impulsion aux Chamois, essayer d’apporter un soutien d’un nouveau genre (plus actif, plus vigilant et plus impliqué), porter ceux qui se sont retroussés les manches pour les accompagner plus haut.
[ Baptiste ]