Le « Perrinelle m’a tué » sorti de la bouche et des doigts d’un fidèle forumiste deux ou trois couloirs plus loin d’ici semble bel et bien nous offrir encore aujourd’hui de beaux restes.
Comment oublier ce coup de billard en trois bandes adressé par Perrinelle et ses potes de Boulogne lors de la dernière journée du championnat version 2007-2008, dernière seconde, dernier assaut et ultime chance de maintien évaporée ? Le Petit Chamois en tremble encore de tout son corps, personnage principal d’un “Enfer du Nord”, autant humain que sportif.
Depuis cette folle soirée, le temps s’est arrêté. Des hommes sont pourtant partis, des têtes sont aussi tombées mais les résultats restent figés. Rien à faire, Le Petit Chamois n’atteint pas les hauteurs espérées du Mont « National ». Pire, sans pour autant l’apparenter à une bête de cirque, il est parfois montré du doigt comme un animal rare. Tenez, pas plus tard que le week-end dernier, on nous annonce que Niort est devenue la seule équipe à ne pas avoir gagné un seul match cette saison, après le réveil conjoint de l’ESSG et de Libourne au bout de sept longues soirées sans recette. Quelle bien drôle de distinction !
Si bien qu’aujourd’hui, le Petit Chamois ne sait vraiment plus très bien dans quel sens regarder : la montée vers le sommet aux sentiers escarpés et à perte de vue (c’était sa première idée) ou la descente vertigineuse et pentue, là, si proche.
Construire cette note sur un constat suicidaire en s’arrêtant aux simples traces d’un Petit Chamois meurtri et rattrapé par un passé et scénario traumatisants constitue finalement un exercice assez aisé.
Décliner des vers d’espérance sur le proche avenir et les performances du Petit Chamois se révèle plus osé. Pourtant, je m’y risque, rien que pour sa protection et sa sauvegarde. Je lui dois bien ça après tant de soirées passées, l’œil rivé sur le chrono ou l’oreille scotchée sur l’ampli de ma radio. Je crois fermement à sa progression, à sa sortie d’hibernation et au réveil de la bête blessée. Alors si cette dernière donne actuellement dans la parité en cédant une partie de ses biens à ses prédateurs, si le Chamois de Monsieur Troch ne respecte pour le moment qu’une partie de sa consigne « Gagnez…, un point c’est tout ! », je profite de cet espace qui m’est offert pour clamer mon soutien et nourrir d’encouragements un Petit Chamois à redorer. Il en va de sa sauvegarde !
Retrouvez prochainement les après-matchs du Petit Chamois…
[ Le Chroniqueur ]