Le Petit Chamois : la gazette des Chamois Niortais

  • A PROPOS
  • LA GAZETTE
  • LES SOCIOS CHAMOIS
  • ACCES AU FORUM
  • SABOT D'OR
  • BOUTIQUE
  • ARCHIVES
  • flux rss

  • Survolez le coeur de page pour lire - - Attention ce site n'est pas optimisé pour Internet Explorer, préférez Firefox ou Chrome


    L'équipe du Petit Chamois Saison V :
    Baptiste
    Le Chroniqueur
    David (12-14 Niort)

    Crédit photo
    MARIE DELAGE



    CRETEIL - NIORT : HISTOIRES D’AVANT-MATCH



    Et hop, on fait les valises, direction Créteil, sur une route où Bison Futé voit orange ce vendredi. Gare aux bouchons pour ce retour dans l’Ile de France, billet composté en poche, avec un déplacement bien connu, un « classico » du foot entre béliers et chamois dans un stade Duvauchelle qui a offert des fortunes diverses aux bleus et blancs, la dernière un peu amère remontant à quelques mois seulement. Une défaite 4-2. Les chamois avaient pourtant le match bien en mains. Tiens, ça ne vous dit rien ce refrain ? Allez, approchez-vous et regardez ce qu’il ne faut surtout pas faire au risque de mettre papa Gastoune en pétard, comme au soir du 30 avril dernier :


    Après cette séquence nostalgie au destin cauchemardesque, chacun aura eu le temps de verser son lot de larmes pour le regretté Dembélé parti pousser d’autres barques à Clermont et rejoindre (la) Rivière.


    Avant de se retrouver pour une énième fois, les deux équipes ont fait leurs comptes. Niort pointe à la deuxième place du classement après deux victoires et un nul. La meilleure gâchette offensive du championnat vient d’en passer 4 à Luzenac le week-end dernier et surfe sur son invincibilité. Autant dire que la feuille de route est bien respectée. Les cristoliens eux recherchent déjà un nouveau souffle, à peine lancés dans la bataille. La déroute à Epinal (défaite 5-1) a mis les béliers dans l’embarras, 11 hommes meurtris et humiliés par des promus. Il a même fallu faire le 15 pour Aït-Bahi qui a terminé sa soirée vosgienne à l’hôpital. 15 comme la place de Créteil aujourd’hui avec 2 petits points. Très loin des projets envisagés cette saison.


    Les chamois disposent donc de l’avantage des pronos. Mais gare aux béliers revanchards.


    Je n’ai toujours pas compris comme cet animal a pu se transformer en bébête fétiche des franciliens qui leur vouent un culte sans commune mesure, à l’image des « suprêmes béliers », principal soutien local dont j’ai eu beaucoup de mal à retrouver la bergerie sur le net. Opiniâtre de nature, j’ai enfin pris mon téléphone pour connaître le pourquoi du comment et mourir moins bête ce soir. Immense déception. Pas un seul historien à Duvauchelle, pas une seule piste non plus au siège du club pour me parler du bélier cristolien. Même pas un semblant d’explication, rien. Alors je vais tenter la mienne. Car bien sûr ça aurait pu être n’importe  quel animal,  mais c’est le bélier,  ce sont les béliers… Quand on connaît la puissance symbolique de la bête,  animal sacrifié à Dieu par Abraham dans la bible, incarnation de la force de la nature dans la mythologie celte, on entrevoit un début d’explication! Le sacrifice, le don de soi, la force de caractère sont les valeurs nécessaires à tout sportif qui se respecte, ce sont les valeurs qu’apprécie le public du stade Dominique Duvauchelle! Pas vrai, hein ? Bon, je sais, ma théorie est un peu bancale. Mais ceux qui sont là tous les week-ends, les suprêmes béliers, les Urban Devils, apprécieront à juste titre les vertus de cet animal auquel s’identifie leur équipe favorite.


    Euréka ! Les Béliers tiennent leur surnom du signe astrologique lié à la parution de leur existence (la création du l’USC) au Journal Officiel, le 08 avril 1936. L’honneur est sauf. Rendons donc à l’US Créteil ce qui appartient à l’US Créteil. Les cristoliens ont 75 ans d’histoire derrière eux, avec une bande de footeux amoureux du ballon rond comme chefs d’orchestre. Les histoires débutent souvent comme çà. Souvenez-vous du bistrot ajaccien qui accueillait dans son arrière salle un groupe de gaziers, porteurs de grands destins. Le foot a fait ses petits à Créteil et l’USC est devenue multisports : après le ballon rond, le vélo, le basket, l’athlétisme, jusqu’au futsal en 2008. Pour la boutade, Moustache, alias Denis Troch, serait sur le point de rejoindre la structure après des débuts plus que prometteurs enregistrés à Laval, dans ce qu’on pourrait considérer comme un rebond dans sa carrière.
    A côté des petits amoureux du cuir, deux ou trois personnages incontournables hantent l’histoire du foot cristolien. Laurent Cathala, Monsieur le Maire, dont la longévité aux affaires municipales laisse penser qu’il y fait bon vivre. Son slogan vise à faire de Créteil une place sportive forte en région Ile de France. Avec  l’étiquette multisports accrochée à la cité, il a tous les arguments pour lui. Mais le foot obtient ses meilleurs suffrages. Changements radicaux, l’aventure se lit dans le paysage : Créteil quitte son vieux Stade Desmont pour un Parc Municipal des Sports rebaptisé à la hâte en Dominique Duvauchelle, en souvenir d’un journaliste local disparu quelques jours avant l’inauguration. Là, au moins, Créteil n’est plus à l’étroit et voit grand. Début d’une épopée intéressante avec des noms qui résonnent jusque dans les Deux-Sèvres : Bridier, Komano, Troussier. La super « D2 » et l’apparition sur le gazon d’un certain Yann Lachuer. Créteil traverse l’histoire, avec ses hauts et ses bas. 1996, année charnière : Afflelou pose son attaché-case dans le vestiaire des béliers en y mettant le paquet. Barrabé, Sénac sont séduits par la monture du célèbre Alain. Créteil y voit plus clair et aligne ses noms : Bancarel, Histilloles, Le Frapper (coucou David !), Sankharé (ce n’est pas le nôtre !), Huysman, Dogon, Cassard, Frapolli, Anselmini, Roth, Dallet, Bouger, Méride…Et puis le nouveau millénaire jette les béliers dans le désordre sportif. Afflelou quitte la maison en laissant les clés à Armand Lopes, un patronyme aux accents portugais. Le petit président de Saint-Maur rejoint Créteil. L’USC devient « Union Sportive Créteil-Lusitanos Football ». « Créteil-Lusitanos est et reste le club de tous  » assure Lopes. Mélange de cultures et de couleurs, le bleu cristolien se pare de blanc, de rouge et de vert pour mieux rappeler cette alliance. Sportivement, on aime jouer au yoyo. A ce petit jeu, les béliers frôlent plusieurs fois l’abattoir. Mais les stratèges Tosi, Cavalli ou David maintiennent l’USCL à flots. Pour leurs 70 ans, les cristoliens se permettent même le luxe de tutoyer longtemps les sommets de la Ligue 2 sous la houlette d’Hubert Velud. C’est le temps des Sessegnon, M’Bodji, Ekobo, Aubanel ou encore Pataca. Du beau monde pour finalement un p’tit destin, une huitième place au final. Pages d’histoire qui côtoient aujourd’hui celles des chamois.


    Et ce soir, qu’est ce qui se passe ? A Niort, Sankharé est toujours aux soins. Le malheureux a pris un abonnement en infirmerie à prix cassé… comme son genou. N’Guessan a vu 36 chandelles et a du mal à retrouver ses esprits. Un malaise sans conséquence qui a fait penser furtivement au syndrome Marco Randrianantoanina, à moins qu’il soit dû au mauvais coup d’un bélier en vue de désorganiser notre équipe.
    Malgré des incertitudes planant toute cette semaine, « GoalDurak » sera bien aussi du voyage. On prend donc les mêmes et on recommence. En plus, Gastien revient de punition et postule à une place dans l’entrejeu dont on sait déjà qu’il sera le secteur clé du match. Derrière, Bong a bien envie de revenir franchir le périph’. Celui qui est passé de bélier (ça lui allait comme un gant !) à chamois a dû quitter prématurément la troupe contre Luzenac en raison d’un mollet récalcitrant. Son traitement de choc semble agir pour ne pas remettre en cause sa participation sur ses anciennes terres.
    Sur la lancée de 3 premiers matchs plutôt aboutis, Niort part sereinement défier les Béliers. Pour un résultat plus lucratif qu’à Colmar ? Il s’agira de garder le bon, observé en Alsace et de rectifier les erreurs commises là-bas dans le « money time ».


    Du côté de Créteil, on soigne plus des cœurs que des corps avant ce rendez-vous capital à domicile, en ne négligeant pas pour autant les dernières possibilités offertes par le mercato. Tomas, l’ex joueur d’Orléans, vient de renforcer l’équipe cristolienne dans sa sphère défensive. En tout cas, le comportement des béliers sera étudié de très près pour savoir si la déculottée enregistrée à Epinal n’était qu’un incident de parcours sans lendemain ou s’il s’agit des prémices d’un mal plus profond. En gros, laver l’image d’Epinal ! Ce n’est pas Jo Chapuis ayant troqué sa tenue tango pour du bleu cet été qui va nous dire le contraire. Bon, la dernière danse n’était pas bien maîtrisée mais le long bal du championnat continue. Parole de bélier !


    Difficile de refermer la page Créteil sans revenir aux sources de la création du club par une poignée de passionnés à l’horizon de l’année 36. Des béliers allaient naître…Aujourd’hui, à la rubrique du signe du Bélier dans ma gazette favorite, j’ai trouvé ça :


    Vous n’êtes pas dans votre assiette. Rentrez la tête dans les épaules et attendez que ça passe… Le temps n’est pas au beau, mais après la pluie, le beau temps. Vous serez plus vulnérables et sujets à une multitude de petits maux qui vous rendront la vie dure. Méfiez-vous des propositions qui ne seront pas tenues. C’est souvent le cas, on promet la lune et on ne la décroche jamais.


    C’est la première fois que je mets le nez dans un horoscope. Les prédictions me font doucement rire. Mais si les chamois venaient à décrocher une victoire, je veux bien revoir mon jugement. Bon, tout le monde est là ? Embarquement immédiat pour le Val-de-Marne et Créteil !

    [ Le Chroniqueur ]